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Le blog d'AZIMUT ENDURO

Enduro 3 : Buzancy

21 Mai 2013 , Rédigé par Azimut Enduro Publié dans #ENDURO : Saison 2013

Pour ce troisième enduro de la saison, organisé par le Motoclub de Arden' Moto Passion, l’équipe Azimut est une fois encore bien représentée avec six pilotes puisque Mathilde, Hugues, Christophe, Jeff et André m’accompagnent. La situation d’André est particulière puisqu’il est aussi inscrit sur le championnat de Belgique. En l’occurrence, cela lui donne l’occasion de partir avec un petit numéro. de notre côté, nous avons les numéros 358 à 362.

Toujours est-il que nous passons les CA et CT relativement facilement aux alentours de 16h00. Le parc-coureur, situé à côté du terrain de football de La Samaritaine,  est particulièrement fourni avec pas loin de 600 pilotes ! Un podium et une organisation rodée agrémentent notre accueil. Bien sûr, il y a toujours Le commissaire pointilleux qui pinaille sur une poignée un peu arrachée ou une dorsale recousue mais personne n’est définitivement recalé !

De temps en temps quelques gouttes s’invitent à la fête mais nous n’y prêtons guère attention.

Le repérage de la spéciale (une extrême) se fait assez rapidement. Elle commence par la bascule  vue à Rocroi en 2011 ou 2012 ; bien sûr, il y a aussi quelques passages de troncs, de conduites en béton ou de pierriers mais de beaux virages, deux petits sauts et une tranchée à franchir pour finir (avec une échappatoire éventuelle) rendent cette spéciale très intéressante.

La spéciale 2 est probablement l’une des plus belles prairies qui a été vue sur le championnat des Flandres depuis longtemps. Chapeau aux traceurs du Motoclub Arden'Moto Passion ! Il s’agit d’un flanc de colline en pâture immense avec des longues descentes et les remontées qui vont avec ; certaines ont des cassures que l’on pourra sauter en descente mais qu’il faudra négocier avec prudence en montée. On finit sur un gros dévers. Bien décidé à regarder la coupe à moitié pleine, je n’imagine même pas qu’il pourrait pleuvoir et je reste admirateur devant le boulot réalisé pour tracer une telle spéciale…

La spéciale 3 est plus petite mais sympathique car plus étroite ; on zigzague parfois entre les arbres. De nombreux virages à plat permettront d’apprécier l’adhérence. Si je crains de manquer de puissance avec la 250 pour la SP2, je pense que celle-ci devrait être intéressante pour mon petit 4T.

 

On arrive à l’hôtel de Buzancy, juste à côté du parc-coureurs. Le client devant nous se fait refouler ; aucune réservation à son nom. Pour nous quatre, c’est tout bon. Jeff s’est occupé des réservations et nous avons une magnifique chambre de quatre et je vais avoir l’immense honneur de partager une fois de plus, le lit d’André ! Mes amis Jeff et Christophe manquent étrangement de générosité quand il s’agit de céder leur lit individuel ! Heureusement, André n’a pas été traumatisé par le repérage des spéciales et ne bougera pas trop ; il vaut mieux, le lit doit faire 1,20 m !

Impossible de dîner à l’hôtel, il y a eu trop de monde ce midi… On fait donc une quinzaine de kilomètre afin de trouver un restaurant ; la patronne semble bien étonnée que l’on téléphone pour réserver. Nous serons six dans le restaurant, dont quatre azimutiens.

Ce dimanche matin, c’est très humide. Il a plus une bonne partie de la nuit. Les Ardennes sous la pluie, beaucoup d’entre nous connaissent… On sait d’ores et déjà que la course ne se jouera pas en spéciales… Alors que nous attendons le départ, un pilote de ligue 1 revient déjà ; il abandonne car ne se voit pas faire trois tours ; trop dur ! Nous partons enfin à 9h59 pour le CH1 qui dure 1h19 pour 32 kilomètres. Très vite nous pédalons dans des chemins, dont l’ornière unique nous interdit de nous mettre debout. Hugues m’avoue être tombé quatre fois au second tour en essayant de se lever… Je ne sais pas si ça doit me rassurer ! Nous arrivons quand même avec une dizaine de minutes d’avance au CH1 afin de ravitailler.

 

CH2 27 kms.

11h18 nous reprenons la moto pour ce qui va être un long bourbier au milieu duquel serpente une montée vraiment creusée. De nombreux pilotes y sont bloqués et on y tente des passages à droite, à gauche. Je reste coincé un moment car la katé refuse de redémarrer ; cela fait un moment qu’elle pète de grands coups à mi-régime. J’ai la trouille que ce soit (encore) le moteur mais je pense à la bougie. Quoiqu’il en soit, à force d’attendre en bas, la grimpette s’est libérée et avec de l’élan, je l’essuie en une fois, en pédalant certes mais sans me bloquer !

Je pointe à 11h59 et prend 8 minutes de pénalité. Je passe même le drapeau moteur tournant mais le commissaire est particulièrement tolérant. Je le remercie de ne pas me mettre de pions !

Le CH3 (28 kilomètres) n’est pas facile mais il est assez large en temps. On a le choix entre une coupe « hard » et un passage plus long « soft ». J’opte pour cette dernière solution dans laquelle certains pilotes sont bloqués. Hugues, devant moi, passe par le « hard » et galère. Nous arrivons avec quelques minutes d’avance au CH3.

Je choisis de démonter ma bougie et de la nettoyer ; fatigué, je perds toute lucidité et oublie de remettre mon anti-parasite. J’y laisse quatre minutes ! Ca tombe bien, Hugues et Christophe ont pris respectivement douze et quatorze minutes ; nous allons rouler le second tour ensemble. Avec Christophe, nous nous fixons comme challenge de terminer ; nous roulons souvent ensemble mais c’est vraiment difficile !

Nous attaquons très vite la spéciale 1 qui n’était pas chronométrée au premier tour.

Hugues signe un joli 3’22, Christophe 4’02 tandis que je fais 3’53.

Mathilde n’est pas repartie, ne prenant aucun plaisir à rouler dans ces conditions tout comme Jeff qui était certain dès le premier CH de ne pas terminer…

La spéciale 2 est vraiment sympa avec une bonne vitesse dans les longues descentes. Au second tour, nous la faisons presque tous sous la pluie et là, le spectacle ressemble étrangement à Holiday on ice…

Nos temps : Hugues 6’33 puis 8’00, Christophe 6’58 puis 7’46, Jean-François 8’07 et Mathilde 14’35 ; je signe 6’50 puis 7’41.

Euh, Mathilde ? Tu as fait la vidange pendant la spéciale ? Même Jeff va plus vite que toi ; il y a un problème !

Les conditions de course se sont durcies mais nous pointons toujours à l’heure au CH1.

 

Bonne nouvelle, le CH2 (et sa « montée délicate ») est amputé de ses bourbiers et nous nous retrouvons très vite à attendre dans le froid que l’horloge veuille bien afficher notre heure. Laquelle ? C’est simple ! Il suffit d’ajouter le nombre de minutes que t’as perdues et de décaler… Ouaih ! N’empêche que certains se sont trompés…

 

Avant d’arriver à la spéciale, il faut repasser par la montée soft. Christophe s’y fait mal. La spéciale 3 a séché et nous avons récupéré un bon grip. Nous apprécions la qualité du tracé et les zigouigouis entre les arbres pour une durée de plus de cinq minutes.

Nos temps : Hugues 5’12, Christophe blessé réalise 6’18, Jeff 6’45 et Mathilde 8’36 ; fatigué, je termine en 5’30.

Il reste à rentrer et pointer au CH3, super contents d’avoir terminé.

Les résultats des pilotes des Flandres sont donnés ci-dessous. Pour une fois, on peut le dire... Bravo aux pilotes Azimut, aussi forts pour une fois en course qu'au restaurant !

Vincent

Les résultats des pilotes des Flandres

Les résultats des pilotes des Flandres

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