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Le blog d'AZIMUT ENDURO

VTT : Les chemins de Compostelle 2009 1/3

13 Octobre 2009 , Rédigé par Azimut Enduro Publié dans #Balades passées

Récit des chemins de Compostelle vécus par les 11 apôtres (nous n’avions pas emmené Judas), Saint Bertrand, Saint Christophe, Saint Damien, Saint Franck, Saint Grégory, Saint Hervé, Saint Louis-Philippe, Saint Jérôme, Saint Rogé, Saint Tito et Saint Yvon.

Le tout chaperonné par Soeur Béatrice et le révérend Père Daniel.

 

Début du pèlerinage le samedi 19 septembre (jour de la Ste Coralie) et retour « annuel temporaire » le samedi 26 septembre (jour de la St Damien, encore lui ;o).

 

Samedredi 1er jour

 

Après tous les préparatifs convenus lors d’un dîner au restaurant « Les chemins de Compostelle » à Tournai et le chargement des montures rutilantes initialement prévu avant la date fatidique (soit le samedi 19septembre), nous nous retrouvons tous et c’est une grande chance le même jour pour le départ. Tout démarre bien sauf que tous les vélocipèdes ne sont pas encore chargés parce qu’ils n’ont tous été amenés avant comme convenu. D’un départ prévu à 7H30, nous prenons d’emblai 1 h de retard mais on s’en fout car nous sommes en vacances, euh en semaine sportive !

Une 1h et un peu plus après, nous prenons place dans les 3 véhicules motorisés qui vont nous amenés au Puy en Velay, point de départ de notre périple. En effet nous aurions pu prendre un départ de Tournai, mais ceci est une autre histoire et puis nous n’avions qu’1 seule de semaine …

 

Dès le départ de chez Frère Balou, de mauvaises langues (elles se reconnaîtront et finiront en enfer) se déchaînent ! Tiens, pourquoi tu emmènes ton portable autour du cou, en plus tu es sponsorisé par O….e etc, etc….. Ces méchantes langues que je ne nommerai pas de suite vont vite se rendre compte que autour de mon cou, pend un superbe dictaphone tout neuf qui me permettra de tout noter et surtout de ne rien oublier. Ces mauvaises langues se rendront vite compte que je peux en devenir une aussi !!!

 

 

2 kilomètres plus loin, à nous l’A1 que nous avalerons vite car nous avons déjà accumulé du retard. Que nenni, le bon dieu n’est pas avec nous (ça commence bien) et nous tombons sur un embouteillage (travaux sur l’A1, de 3 voies nous devons nous rabattre sur 1 seule et vous connaissez tout comme moi, les automobilistes de tous horizons). Pendant un certain temps nous roulons côté à côte, les uns derrière les autres puis côte à côte et soudain cela donne une idée à Balou. Il fait signe à Totoff co-pilote émérite de Loulou de se rapprocher ; les fenêtres se baissent pensant tout un chacun à une demande de renseignement quelconque et puis PAFF !!! pour rire Balou porte une baffe phénoménale mais mesurée à Totoff qui pourtant n’avait rien fait. Le bon dieu n’est vraiment pas avec nous !

 

Enfin la route se dégage, le ciel aussi, les idées noires de chacun également sauf pour Totoff qui rumine une vengeance, nous verrons laquelle un peu plus loin.

 

Les kilomètres se suivent, Paris se passe pas trop mal, (et oui parce que nous n’y sommes pas passés) nous roulons sur l’A26. Entre temps nous nous arrêtons pour rattacher les vélos, le VTT de Greg voulait déjà se faire la malle et rentrer en Belgique sans passer par le Puy, puis un peu plus grave enfin cela aurait pu, perte d’1 rouleau de plastique à bulles sur l’autoroute. Heureusement pas de voiture ni de moto derrière ce qui a permis à Bertrand de récupérer le morceau.

C’est à ce moment là que Totoff a laché son fiel refoulé depuis le début : il a envoyé à notre ami Balou un mollard digne de ce nom qui malheureusement ou heureusement n’a pas atteint son destinataire. Il s’en est fallu de peu.

 

Vers 13H nous prévoyons une petite halte afin de prendre le déjeuner ce qui nous permet de sortir de ce long ruban de bitume. Balou retrouve le resto dans lequel il a mangé avec Greg et François lors de leur descente (enfin surtout leur remontée) mémorable en Ardèche.

Puis nous  roulons, roulons, roulons pour enfin arriver à notre premier point de nuitée BAINS dans le 43 (mecque de la motobylette): les chalets très confortables de la tante, non de la demi-tante, non de la cousine, non de la petite cousine, non de la petite tante, enfin bref une dame de parenté avec Balou (je pense me souvenir qu’ il y a de très longues années, il y a eu un concours de fécondation à tout va entre le grand-père et le père de Balou ; bref je lui laisse la main pour qu’il nous remette dans le droit chemin, non pas de Compostelle mais de son arbre généalogique bon dieu mais c’est bien sûr) nous accueillent ainsi que la tante, non…. bref la dame que connaît Balou. Cela s’annonce bien, les couples normaux de plusieurs mecs 3 ou 4 selon les gourmands se créent et un barbecue nous attend, gentiment proposé par la tante, euh non la… j’en ai marre, je veux savoir.

 

 

Apéro, saucisses-merguez et tout ce qui va bien avec nous font passer une excellente soirée avec les enfants et le mari de la dame non pas de Haute Savoie mais de Haute Loire.

Ensuite dodo car la route a fatigué nombreux d’entre nous et le soir tombe vite.

 

Dimanche 2ème jour

 

Le départ est prévu très tôt car il ne faut pas rater la messe de 7H au Puy en Velay. Au fait, je ne vous pas dit à BAINS se trouve à peu près à 50 kms du Puy et les routes ne sont pas comme chez nous planes et droites. Donc vers 6H, sacs refaits, lits pliés etc… nous fonçons vers la cathédrale du Puy qui a une petite particularité, elle se mérite : en effet elle se trouve perchée sur un pic rocheux qu’il faut gravir à pied. Mais vous verrez que dans ce périple tout se mérite à la force du mollet….

Nous ne pouvons pas abandonner nos montures à la cupidité de certains (si si il y en a aussi au Puy) et donc 1 sentinelle se dévoue Greg car non croyant : la cathédrale ne lui inspire aucune envie de se christianiser.

Nous montons, montons, tournons, montons, escaladons, montons encore et enfin nous pénétrons dans ce lieu saint, départ de notre périple tant attendu. Nous sommes un peu en retard donc au fond de la salle en habit de lumière spécialement conçu pour nous.

Nous assistons à la messe qui sera suivie d’une bénédiction pour les pèlerins (environ 80).

Le père fait son prêche et nous met en évidence l’existence d’un monde méchant et d’un monde gentil (enfin c’est ce que j’ai pu retenir car athée de mon état, j’ai plutôt admiré les reliefs et les splendeurs de l’édifice) quand soudain ce dernier nous annonce ceci :

 

Rien de tel qu’un bon verre de vin, (nous sommes je pense tous d’accord avec lui), rien de tel qu’une bonne pipe (là je crois que certains pense au calumet et d’autres non ;o), et enfin la découverte du corps de la femme ! Et là des regards croisés entre collègues de la pédale nous laissent hilares pour certains, stupéfaits pour d’autres mais tous d’accord avec lui. Même si je ne suis pas assidu à la messe, c’est bien la 1ère fois que j’entends ces propos de la part d’un homme d’église. L’église doit changer…..

 

S’ensuit la bénédiction des pèlerins, chacun se présente (nous avons la primeur du fait de notre nombre et de nos beaux habits de lumière qui a attiré l’attention de tous même du prêtre). Balou sera notre guide sur le coup, suivent des Canadiens, des Australiens, des Américains, des Français, des croyants et des non croyants et surprise Greg en personne qui a laissé sa place à Bertrand et Jérôme. En sacristie, nous recevons les « créanciales » petit carnet utile aux pèlerins afin de le faire composter aux endroits où il s’arrête. Pour nous ce sera assez souvent dans les bistrots et auberges  ;o))

 

Après 1 petit déjeuner croissant, baguettes beurre (sauf pour Loulou qui décide de se taper un excellent sandwich au jambon) pris en terrasse nous nous décidons quand même à remonter les roues avant de nos montures avant de nous lancer vers ces fameux chemins qui nous tendent les bras, euh plutôt les jambes.

 

Je vous rappelle que le Puy en Velay (nous l’avions un peu oublié) se trouve dans une cuvette. Que vous preniez au Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest, cela monte. Trop équipés nous tirons la langue dans la montée qui pourtant est goudronnée et nous facilite la besogne. Nous constaterons que la montée sera en fait notre chemin de croix !

 

Après le bitume et la ville du Puy laissé en bas, très en bas, nous attaquons enfin les chemins de Compostelle qui eux aussi montent. Des chemins larges, caillouteux, racineux nous emmènent rapidement dans la campagne. Un petite halte pour nous rafraîchir, procéder aux premiers réglages de nos bêtes de courses (Rogé, vélo neuf pense avoir déjà perdu ses plaquettes arrière- décollage de la partie importante, Yvon avec des problèmes de dérailleur) permet à Loulou de terminer son sandwich ou peut-être un second d’ailleurs, je ne sais.

 

Seconde halte un peu plus loin, arrêt bistro obligatoire ce qui nous a permis de nous rendre compte que nous avions failli perdre le chemin, jolie descente avec pierriers, pieds à terre, vélo levé sur roue arrière. Cela nous permettra d’économiser la roue avant si ce type de terrain persiste.

 

Cette fameuse descente dans laquelle Bertrand a dû s’arrêter pour constater en fin de compte qu’il avait déjanté son pneu avant (cela aurait pu se terminer mal) nous amène sur un joli village au nom charmant qui décrit déjà bien le peu que nous avons vécu, LE CHIER (voir les quelques photos pour immortaliser l’instant).

 

Bien après s’ensuit la descente de Rochegude (Roue arrière, pieds à terre à nouveau, décidément nous allons être obligés d’investir dans de nouvelles pompes). De superbes marches rappellent à certains des moments mémorables de motos tant dans la montée que dans la descente. Franck en profite pour nous éclater un pneu ! Certains se posent la question de savoir si c’est à cause de son poids, moi témoin je confirme bien que c’est à cause du rocher. En bas de la descente nous procédons à la réparation et là c’est un grand moment !!!! Balou en réparateur, c’est beau !

 

Traversée de Monistrol pour attaquer la grimpette de la chapelle Sainte Madeleine, vélo sur le dos pour certains, à côté pour d’autres. Elle laissera un grand souvenir à tous.

 

Grimpette la langue dans les pédales pour certains et les pieds par terre pour les autres, 1er repas champêtre ou camping composé d’une excellente plâtrée de haricots et pizza royale. Cela va donner fort dans la descente. Mine de rien nous venons de nous faire un dénivelé de 700 mètres non pas vers le bas mais plutôt vers le haut en 4Km500.

Le fond de l’air est frais, lié certainement à l’altitude.

 

1ère nuit au SAUVAGE. Nous sommes dans la brume, les paysages grandioses promis par Balou nous sont malheureusement cachés mais nous le croyons. Nous sommes seuls dans une bâtisse (ferme fortifiée) aux charpentes magnifiques et à l’isolement total. 1er boulanger à 13Km500, personne ne veut y aller en vélo, on se demande pourquoi ?

 

Après une séance de massage (non non il n’y a pas encore de sexe) organisée par Père Rogé, je peux vous assurer que 3 d’entre nous s’en souviendront longtemps : à hurler de douleur, le gant de toilette dans la bouche afin de ne pas réveiller les autres pélerins.

 

Nuit agréable après un repas tardif ; pas facile de se retrouver tous, la nuit tombe vite, pas de cartes GPN (et oui il faut ce type de cartes pour ce type d’endroit). Enfin tout le monde est là au complet et nous prenons un dîner mérité.

 

 

 

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