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Le blog d'AZIMUT ENDURO

Enduro 5 : Epernay "Terre de Champagne"

11 Juin 2014 , Rédigé par Azimut Enduro

11-7-6-6... Non, ce n'est pas le quarté dans l'ordre ni une date de naissance, non plus.

Il s'agit simplement du nombre d'azimutiens présents lors des (vrais) enduros. L'occasion pour moi d'ailleurs de fustiger la troisième épreuve du championnat : l'endurance du Ravin qui indépendamment de ses qualités intrinsèques, n'a rien à faire dans un championnat d'enduro. A Azimut, on a tranché : aucun de nous n'y était présent.

Aujourd'hui, c'est à Epernay que nous nous retrouvons : André, Christophe, Hugues, Timothée, Olivier et moi. Allez, une petite pensée pour les éclopés Philippe et Pierre, pour Joël en proie à des problèmes mécaniques et aux absents dont on attend le retour en 2015 (?) : Thomas et Jeff qui du fin fond du Canada vous prie le bonjour à tous !

Pendant que Christophe repère les spéciales...

Pendant que Christophe repère les spéciales...

Notre arrivée sur place est tardive à cause d’un changement de kit chaîne qu'André effectue en toute dernière minute. Le bougre avait rendez-vous à 13h30 à la maison ; il se pointe à 15h15 ! D'une saison à l'autre, mes partenaires de route ont des habitudes différentes. Avec Christophe, nous partions sur le coup de 11h30... L'avenir ne donnera pas forcément raison à celui que l'on croit !

Heureusement un contrôle technique couplé à un contrôle administratif cool et rapide nous fera (re)gagner un peu de temps. Le sonomètre pour les 4t annonce 111,3 db pour la CRF et 112,8 pour la Sherco ; pas de soucis !

Le parcours : 2 tours de 70 kilomètres en L2

Le parcours : 2 tours de 70 kilomètres en L2

Le classement des Flandres Ligue 2 avant la course

Le classement des Flandres Ligue 2 avant la course

Nous avons passé un beau week-end très chaud où nous n'aurons pas échappé à la pluie durant la nuit du samedi et le dimanche matin juste avant la course. L'organisation a d'ailleurs décidé de différer le départ d'une demi-heure et de rallonger le CH1 de 5 minutes au premier tour ; bien leur en a pris !

Fameux CH1 où Timothée nous a fait montre d'une leçon de pilote debout. En fait, c'est Hugues qui raconte car j'ai bien vu les deux amis me doubler mais impossible de suivre leur rythme. Avec Christophe, on a joué à "je te double tu me doubles" ; Christophe étant décidément très à son aise dans les larges chemins, un peu moins dans les zigouigouis à travers bois.

La SP1, très longue aura été le théâtre de nombreuses anecdotes. Hugues et Timothée qui ne l'avaient pas repérée se sont parfois demandé où il fallait passer ; cela ne les a pas empêchés de réaliser des supers chronos.

Bien vu ! Oui je me suis couché mais je ne suis pas tombé, en bon vieil azimutien. Il faut dire que j'ai été bloqué par un concurrent qui s'est tanké dans LA grimpette avec la marche et que j'ai voulu improviser une trajectoire un peu compliquée. Merci aux marshalls qui ont hissé ma moto !

Nous avons tous passé le petit dévers vicieux qui précédait le tube (terrain de trial) excepté Christophe qui descendu bien bas (dans le dévers !) m'a vu le doubler par le haut. Quant à Olivier, son deuxième passage a été catastrophique mais cela n'a pas entamé sa bonne humeur habituelle.

Christophe, lui, y est allé de son train de sénateur, ce qui m'a permis de le doubler deux fois, qu'il soit parti devant moi ou derrière. Dans la SP2 rapide, Christophe me montrera que dans ces conditions, c'est lui le patron !

Résultats des pilotes des Flandres en L2 et André en L3

Résultats des pilotes des Flandres en L2 et André en L3

Quant à André, je le laisse raconter sa course...

Départ en L3 pour moi avec 4 inconnus bien sympas comme toujours en enduro. Par la suite je n’en reverrai qu’un pointant avec 1 minute de retard. Une mise en route 45 minutes après le gros des troupes azimutiennes me semble être plutôt un avantage compte tenu de la météo. Grosse pluie d’orage le matin suivie d’un grand soleil. Je vais avoir un terrain plus sec mais aussi une température plus élevée !

Le parcours démarre donc sous un beau soleil entre les pieds de vignes avec une succession de bouts droits. Super agréable pour une mise en route. Ça se corse quelque peu une fois en sous-bois où la trace, bien que la plupart du temps non boueuse, est tout de même bien glissante. Je passe donc en mode pilotage actif et enclenche l’anti patinage sur mon petit 4t. Allez, je donne mon secret, rien d’extraordinaire, suffit de maintenir le moteur de la bête en sous-régime en maintenant toujours suffisamment de vitesse pour enrouler les difficultés, c’est-à-dire les passer quasi en roue libre.

La liaison est un enchaînement de passages en forêt et dans les vignes. Alternance de technique et de roulant en somme. J’apprécie la relative fraîcheur des zones ombragées. Je ne tarde pas à voir la première ambulance à l’entrée d’un chemin forestier au bout d’une ligne droite. Je vois une moto à terre mais ne m’attarde pas. Par la suite j’en verrai encore 2 ou 3 qui se sont mis au tas dans ces parties rapides. Facile ne veut pas dire sans danger !

Trois passages possibles pour cette descente (SP1 Vertus)

Trois passages possibles pour cette descente (SP1 Vertus)

Arrive la magnifique SP1 avec du bois, du relief, du caillou et même du rocher. Elle offre aussi des possibilités de passages multiples. La fin est un terrain de cross tout en craie blanche. Une spéciale pour enduriste complet, bien longue qui plus est, entre 10 et 12 minutes si tout se passe bien. Pour les parties remarquables on peut citer plusieurs dévers évitant d’aller s’enfermer dans des trous, des blocs de béton empilés, une buse d’un bon mètre de diamètre faite du même matériau mais contournable et de multiples marches rocheuses en montée et descente. Heureusement qu’on a eu le temps de la repérer celle-là ! Je décide d’y aller mollo. Ma machine démarre très mal avec la chaleur et pas de bouton magique alors je n’ai pas intérêt à caler ! Fidèle à ma devise, « Si tu veux aller loin ménage ta monture », j’enroule sans brusquer les choses. Et tout se passe bien, premier devers, je contourne la buse sans hésitation d’autant plus qu’un gars est en train de relever sa machine juste derrière. Les marches, les rochers sont avalées plutôt sereinement et comme prévu lors du passage à pieds. Puis arrive une montée bien raide agrémentée elle aussi d’une marche et, chose que je n’avais plus en tête, immédiatement suivie d’une autre montée, plus courte celle-là. Je rate l’enchaînement et me retrouve dans la deuxième partie face à un arbre. N’ayant rien d’un écureuil avec ma machine je décide d’opérer un demi-tour dans la foulée, de me dégager d’une dizaine de mètres sur le plateau intermédiaire où je suis contraint de refaire un demi-tour pour reprendre le parcours dans le bon sens ! Un bon 15 s de perdu je pense. Enfin j’en vois d’autres coincés dans des trous après s’être laissés embarquer par les dévers. Je pense bien en avoir doublé 4 ou 5 sur ce tracé. La fin sur le terrain de cross ne pose plus de problèmes. J’ai quand même vu un pilote relevant sa machine après un 180° dans une petite pente encore mouillée.

Montée un peu chaude par la droite

Montée un peu chaude par la droite

La liaison suivante se déroule quasi en permanence dans de la forêt et avec cette fois de vraies ornières glissantes et des bourbiers. Cette partie ne sera effectuée qu’une fois par les ligues 3, tout comme la SP1 d’ailleurs. Juste avant la SP2 le chemin longe un fossé. Une fois sur la droite, une fois dedans, une fois sur la gauche, le tout un peu «glissouillant » avec des racines. J’en double à la pelle, visiblement ce passage est problématique pour beaucoup. Me retrouve au départ de la SP2 quasi seul avec un jeune sur une 250 Gaz. Je pars devant.

Là c’est du classique en herbe, quelques montées et des traces d’anciennes ornières. On n’a pas eu le temps de la repérer celle-là et c’est de ma faute ! Enfin pas de surprises, ça roule bien, je me fais légèrement remonter par la Gaz qui me suit. Je ne suis jamais top dans l’herbe alors cela m’inquiète pas trop !

15 minutes d’avance au CH2 situé juste à la sortie de la spéciale. J’en profite pour sympathiser avec mon poursuivant. Au détour de notre conversation il m’apprend avoir fini 6éme au scratch en L3 à Buzancy. Pas surprenant qu’il me remontait ! Par la suite nous avons roulé ensemble en liaison jusqu’à ce que je cale au bas d’une descente. M’a fallu un bon 5 minutes pour démarrer cette m… de machine ! Bon je lui ai pardonné depuis, pas de sa faute si je l’ai mal réglée.

35 minutes d’avance au ravitaillement du premier tour et 73 km au compteur. Je profite avec plaisir d’un des fauteuils pliants de Christophe qui a toujours le souci du confort. Veut bien rouler dans la boue le Christophe, enfin à condition qu’il ne pleuve pas, mais faut pas déconner, tout doit être nickel en dehors de ça ! Je m’enfile quasi 2l d’eau durant cette pause. Vais à pied au CH car je redoute le démarrage. Mes craintes sont fondées, impossible de mettre en route au kick, un jeune spectateur me pousse.

Première partie de liaison identique puis coupe d’une vingtaine de km nous évitant la SP1 et les gros bourbiers. Je cale après une petite glissade dans le fameux fossé juste avant la SP2. Et devinez ? Impossible de remettre en route. J’essaie à la poussette mais la roue arrière glisse. Je finis de vider ma poche à eau puis en désespoir de cause je m’allonge complétement assommé par la chaleur et mes efforts. Je regarde, blasé, passer les concurrents. Beaucoup de L2 dans un premier temps. Malheureusement au vue des dossards, les azimutiens sont déjà passés ! Puis des ligues 3 qui galèrent toujours dans ce fossé. Beaucoup me demandent si ça va mais n’ont pas le temps de s’arrêter. Je ne leur en veux pas, c’est la course. Un des derniers s’arrête et coupe son moteur. On discute un peu, il me dit ne pas être pressé, il a déjà des pénalités et s’en fout un peu. Je lui propose de me remorquer juste pour démarrer, j’ai une toujours une sangle sur moi. Ça part au premier essai comme s'i n'y avait aucun problème. Y’a qu’au kick que ça ne marche pas ! Une fois détaché je le laisse pour ainsi dire sur place après l’avoir remercié et la spéciale 2 est là, 2, 3 minutes après.

Des pilotes discutent, je passe devant, me fait pas engueuler ! Je pars mais sans trop de conviction. A mi- parcours voyant que mon poursuivant arrive à vitesse grand V sur moi, je me réveille pour le laisser passer juste avant la chicane de sortie. De toute façon je suis hors course, alors ! Je pointe au CH2 avec 45 minutes de retard !

Je tartine pour boucler mon 2ème tour histoire de ne pas mettre, une fois de plus, Vincent en retard ! Cette partie finale me fait par endroit penser au trèfle Lozérien avec ses passages trialisants sur des rochers bordés de pins qui sentent bon sous le soleil. A la sortie de cette zone j’aperçois une KTM seule appuyée contre un arbre, je n’y prête guère attention. La fin arrive, c’est principalement de la route qui ramène sur Epernay. Je pointe et reviens à la voiture.

Vincent et Olivier sont là mais pas Christophe. Il a cassé et perdu sa chaîne ! C’est sans doute sa machine que j’ai aperçue. Olivier part à sa rencontre en voiture et on le guide par téléphone en s’aidant de la carte affichée par l’organisation. Ce n’est pas simple mais Olivier fini par rencontrer un marshal qui lui apprend que Christophe a été déposé à la SP2. Il va le récupérer. Nous, on lézarde au soleil durant 1h en attendant, les motos étant chargées depuis longtemps. Des pilotes de ligue 3 me demandent si j’ai réussi à pointer dans les temps au CH2. Je leur dit non, évidement ! Ils sont étonnés car apparemment tout le monde aurait pris des prunes, même les tous bons. Un problème de timing mal défini ?

Christophe nous appelle pour nous rassurer. On regroupe ses affaires près de sa voiture et on se met en route pour le retour toujours sous un grand soleil et dans la chaleur.

Un weekend enduro très très agréable malgré les quelques déboires.

Cerise sur le gâteau à la vue des résultats. Les pénalités sont neutralisées au CH2. Aux oubliettes mes 45 minutes. Je me retrouve 25 au général et 1er en ligue des Flandres ! Finalement j’ai bien marché dans la SP1 ou bien les autres ont eu plus de soucis. En tous cas c’est là que je fais la différence.

Christophe, premier arrivé, dernier parti ce week-end ! Pas sûr qu’il fasse le bon choix pour le trèfle Vincent !

André

Enduro 5 : Epernay "Terre de Champagne"

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