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Le blog d'AZIMUT ENDURO

Enduro 2 : Buzancy

12 Mai 2014 , Rédigé par Azimut Enduro Publié dans #ENDURO : Saison 2014

L'année dernière (2013), l'enduro avait été très dur malgré la météo du jour clémente. Les chemins étaient gras et nous nous étions donnés comme objectif avec Christophe tout d'abord de faire un tour puis de terminer, ce que nous avions fait d'ailleurs (Mathilde avait renoncé après un tour). J'aurais aimé cette année raconter un week-end ensoleillé, précédé d'une semaine sèche. J'aurais aimé mais...

André esquisse quelques pas de danse...

André esquisse quelques pas de danse...

La semaine a été humide ; les pluies continues ont succédé aux averses et c'est sous une pluie battante qu'avec André, nous avons rejoint l'hôtel VILLA MOTEL de Stenay (55700) après un repérage de la spéciale 1. Pas de repérage de la spéciale 2 vu la météo ; c'est assurément dans les chemins que se jouera la course. Et puis, on nous la racontera à l'apéro.

Ce week-end, nous sommes 7 azimutiens au départ : André, Christophe, Joël, Olivier (dont c'est le retour après une fracture du péroné), Philippe, Pierre et moi. Le repas est orné des exploits de Philippe et Pierre qui rentrent du raid de l'amitié ; on évoque aussi nos éventuelles futures cures d'oranges...

Une belle table pour ce dîner traditionnel d'avant course

Une belle table pour ce dîner traditionnel d'avant course

Après le petit-déjeuner, il faut mettre des bidons au CH2 car nous craignons une autonomie un peu "courte" de nos machines. Nous nous préparons sous l'auvent Azimut quand Christophe décide de renoncer. Les chemins entrevus en allant au CH2 sont vraiment détrempés ; mon insistance ou les quolibets de Philippe n'y feront rien, Christophe DNS so DNF nous quitte donc sans que la KTM ait pu "apprécier" les chemins de Buzancy...

Au départ, on nous annonce que certains ne passent pas la SP1 ! Un homme prévenu en valant deux, c'est avec une idée certaine de la difficulté qui s'annonce (mais tellement sous-évaluée !) que nous prenons le départ.

Le CH1 (38') n'est pas long en temps mais contient la SP1. Cette dernière, superbe par ailleurs, est délicate et il est difficile de rester sur ses roues tant c'est glissant, boueux. J'y double Pierre qui est arrêté dans la deuxième partie. Philippe se couche dans une des petites grimpettes puis attend un peu son pote africain qui ne ressortira que bien plus tard.

Le CH1 présente toutes les caractéristiques idéales de l'enduro : sous-bois, grimpettes, single, passages hard et soft. Il est très serré et nous sommes quelques uns à nous faire piéger au premier comme au second tour. Philippe me rattrape puis se tanke dans une grimpette ; il pointe juste derrière moi avec 7 minutes de pénalité, de mon côté, j'en prends 6. Quant à Joël, je ne me rends pas compte à quel moment on le perd ; il faut dire qu'à certains passages, il y avait des motos bloquées de toute part.

Le CH2 (1h05) est très large et nous pointons avec une quinzaine de minutes d'avance ; une montée en dévers (contournée par un certain Olivier D. !) mérite d'être retenue. Le passage du ruisseau est terrible aussi ; une monotrace avec des whoops. Le reste du temps, on roule assis, les deux pieds faisant du ski nautique.

Une vidéo de Bruno Werder (www.moto-racing.ch)

La SP2

Les classements initialement publiés souffraient d'erreurs sur les pénalités attribuées. Joël, qui n'a fait qu'un tour, a longtemps été devant Philippe au classement officiel d'après course, ce qui a eu le don d'énerver notre président. Ce matin, les résultats ont été modifiés et les (nombreuses) anomalies ont été rectifiées ; on peut faire confiance au sérieux de FCC-timing !

Nous sommes quelques uns à déplorer que le second tour n'entre pas dans les classements. Ce n'était pas rien de le faire, ce second tour !!!

"Petite erreur" dans les pénalités et Joël (comme il l'avait annoncé !) met minable notre président

"Petite erreur" dans les pénalités et Joël (comme il l'avait annoncé !) met minable notre président

Résultats des pilotes des Flandres et d'André, championnat de Belgique,

Résultats des pilotes des Flandres et d'André, championnat de Belgique,

Indépendamment de la douleur, le plaisir a été (très) limité pour beaucoup d'entre nous, notamment dans le second tour où il fallait puiser dans ses réserves mentales et physiques. Bien sûr, cette réflexion n'est que la mienne, celle d'un pilote (très) moyen de ligue 2, au physique approximatif.

Un dernier mot pour les organisateurs, les marshalls, les spectateurs qui nous ont indiqué les traces et les bénévoles qui ont bravé pluie et tempêtes. Merci. Le fléchage était nickel et le parcours aurait pu (dû) être super.

Pierre Dac disait "Il vaut mieux qu'il pleuve un jour de mauvais temps plutôt qu'un jour où il fait beau". Putain de météo quand même !

 

Vincent SENOCQ

Le parc fermé le dimanche soir ; le beau temps est terni par le vol de nos bidons au CH2...

Le parc fermé le dimanche soir ; le beau temps est terni par le vol de nos bidons au CH2...

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Jo 15/05/2014 08:34

Buzancy "l'enfer au paradis"... Bravo aux trois couillus et respect pour avoir osé enquiller un deuxième tour et d'aller jusqu'au bout... J'ai passé un excellent w.e en votre compagnie, malgré les condition exécrables. Je suis content d'avoir pu accomplir ce tour. C'est la première fois que je cours et que fait autant de ski-nautique avec une moto, rien que d'essayer de se mettre debout sur la moto tenait de l'exploit. Dans un bois, après plusieurs singles, enfin un bout droit ; je tourne donc la poignée, je regarde un coup mon compteur, je m'arrête ; le tapote avec un doigt, je repars. Eh ben non le compteur va bien, au max 20 km/h, pour la roue avant, la roue AR au moins 80 km/h, et je ne vous parle pas des trajectoires. J'ai aussi aidé un pilote à redresser sa moto, qui se plaignait d'une douleur dans le poignet, et j'ai ainsi fait la connaissance du frère de THADDEE, que je n'ai pas encore eu le plaisir de connaître.

Bravo à Olivier qui malgré sa douleur encore présente, a fini son tour. Bravo aussi à Pierre pour, au moins avoir pris le départ. Christophe, ta décision ne regarde que toi, car parfois, ne faut pas forcer le destin.

Vivement Rocroi." JO

André 15/05/2014 08:32

"Effectivement ceux qui comme moi ont commencé le 2 roues sur une draisienne ont certainement dû se remémorer des souvenir dans leur tendre enfance !
C’est vrai que Vincent faisait peine à voir à l’arrivée, on voyait bien qu’il revenait de loin !
Je reconnais bien là son tempérament de combattant. Il nous a démontré la force de l’esprit sur le corps. Je rassure tout le monde, une fois dans la voiture, après s’être sustenté il est vite revenu à la normale.
Quant à Philippe je l’ai effectivement aperçu au beau milieu des bois. J’en garderais une image surréelle, Il était radieux, bronzé de frais, souriant et bien coiffé. Je ne sais pas comment il fait, doit avoir un casque hybride moto-salon de coiffure- cabine UV ! Ne courait pas autour de sa moto, ni pour une fois après les filles d’ailleurs, regardait juste passer les autres galériens en mangeant une barre de céréales. Je suis sûr que si j’avais prolongé la conversation, m’aurait demandé si j’avais des gants adaptés. L’est pas président pour rien le Fifi, un vrai surhomme !
En ce qui me concerne rien de mystérieux. Pas de produits illicites. Juste une bonne conjonction de forme physique, de pas trop de douleurs, d’une machine qui commence à être au point, de pneus neufs sur vieux bibs et de « à force de rouler ça finit par rentrer » ! Je trouvais aussi qu’il ne pleuvait pas trop, alors ça me remontait le moral.
Ce qui a bien en enduro c’est que ce n’est jamais annulé. Quelques soient les conditions on ne se déplace pas pour rien. Sur ce plan là les Belges sont encore plus radicaux. Le 1er enduro de l’année dernière, dans les Ardennes aussi mais Belges, y neigeait. Pas de neutralisations ni d’annulations d’aucunes sortes. 6 ou 7 classés sur une grosse trentaine de vétérans. Moi j’étais resté coincé en spéciale dans la neige fondante au bas d’une montée de rien du tout. Plus de jus dans les jambes, pas de démarreur et un 450 trop exigeant pour mon niveau dans de telles conditions.
En tout cas chapeau à tous ceux qui ont bouclé déjà un tour et que dire de ceux qui en en fait deux si ce n’est BRAVO.
A Rocroi sous le soleil j’espère."

André